Le CICIKO

Présentation du CICIKO

Un peuple qui perd sa culture est un peuple qui se meurt !

Si, en dépit de la colonisation consécutive à la longue période portugaise, le Peuple kongo  a gardé, tant soit peu, ce qu’il y a de plus profond en lui et sauvegardé ainsi son esse intime, cependant il est aussi vrai que la longue période d’occupation étrangère n’a pas favorisé une éclosion et un épanouissement conséquents de la culture kongo, faute d’une instruction et de  structures susceptibles de susciter chez les natifs du pays un intérêt pour leur passé. Cette culture, en tant que sujet de recherche scientifique, est depuis longtemps en veilleuse et ne peut, de ce fait, rayonner ni être intériorisée par le peuple pour être vécue plus intensément.

Conçue par les Pères Fondateurs pour jouer un rôle de premier plan dans le développement intégral du peuple et de l’espace kongo, l’Université Kongo accorde à la culture locale la place de choix qui lui revient. Elle entend tout mettre en œuvre afin de la sauvegarder, de la revaloriser et de la vulgariser.

D’où la mise sur pied d’un instrument de travail à même de permettre des recherches sur tous les aspects de la vie dans la société traditionnelle kongo par la création, au sein de l’Université Kongo, d’un Centre de recherche  sur la Civilisation Kongo.

Création et dénomination

Le Centre de Recherche  sur la Civilisation Kongo est créé, au sein de l’Université Kongo (UK), par la Décision N° UK/CA/SK/12/2012 du 14 septembre 2012 tel que rectifiée par la Décision N° UK/CA/LMM/VLG/071/2015 du 22 décembre 2015. Il est appelé Centre International de Civilisation Kongo, CICIKO en sigle.

Le Centre est international, car l’aire culturelle Kongo s’étend du nord de l’Angola à Cete Cama (sud du Gabon), de la côte atlantique à des profondeurs variables à l’intérieur du Continent. Ce Centre intéresse donc au premier chef les quatre pays suivants : l’Angola, le Congo, le Gabon et la République Démocratique du Congo.

En outre, la traite des esclaves consécutive à la présence occidentale en Pays kongo a ouvert les portes des territoires d’outre Atlantique à la Civilisation kongo. On observe ainsi dans les deux Amériques et aux Antilles de fortes survivances de cette civilisation sous diverses formes telles que la religion, la musique, la danse, l’art culinaire, etc.

Objectifs

Le Centre poursuit les objectifs suivants :

  1. mener des études et recherches sur les civilisations kongo et en promouvoir les valeurs ;
  2. travailler à la standardisation de la langue kikongo par le choix du « kikongo fioti » comme parler commun des Bakongo ;
  3. organiser des activités visant à faciliter les échanges interculturels entre les Bakongo de l’Afrique et de la diaspora ;
  4. mener des recherches sur d’autres civilisations de l’Afrique et du monde dans le but de permettre au Peuple kongo de mieux s’orienter dans les méandres des enjeux nationaux et internationaux ;
  5. organiser toutes les autres formes d’activités concourant à la réalisation des objectifs ci-dessus.

Organisation et fonctionnement

Le Centre est constitué des organes suivants :

  • Le Conseil scientifique (CS) ;
  • Le Comité directeur (CD) ;
  • Les sections

1° Du fonctionnement général du Centre

  • Le Conseil scientifique est composé de douze (12) personnalités, de diverses filières scientifiques, réputées dans les domaines des études kongo et recrutées sur dossier. Le Recteur et le Directeur du Centre sont d’office membres du Conseil scientifique.
  • Le Comité directeur Le Comité est composé d’un Directeur, d’un Directeur-adjoint, d’un Secrétaire scientifique et d’un Secrétaire administratif et financier. Le Directeur doit avoir le grade de Professeur au moins et le Directeur-adjoint, celui de Professeur associé au moins.
  • Les Sections se regroupent en deux catégories : les sections de recherche (Section histoire, Section philosophie et spiritualité, Section d’études juridiques, économiques, politiques et sociales, Section littérature, grammaire et lexicologie, Section traduction et langues étrangères, etc.) et les sections techniques (Section bibliothèque, Section archives et musée, Section des événements, Section de l’édition, publication et diffusion, etc.). Les sections sont dirigées chacune par un chef de section.

2° Du fonctionnement scientifique du Centre

Le Centre International de Civilisation Kongo est une institution de recherche interdisciplinaire qui comprend plusieurs unités de recherche (sections) spécialisées chacune dans un secteur déterminé de la civilisation kongo. Il s’agit notamment des sections mentionnées ci-dessus.

3° Des  chercheurs

Pour mener à bien ses études, le Centre fait appel aux personnalités de différentes spécialités scientifiques. Ces chercheurs sont recrutés ou engagés à temps plein ou à temps partiel.

La hiérarchie des chercheurs correspond à celle des membres de l’Enseignement Supérieur et Universitaire et se présente de la manière suivante :

  • Directeur de Recherche = Professeur Ordinaire ;
  • Maître de Recherche = Professeur ;
  • Chargé de recherche = Professeur Associé ;
  • Attaché de Recherche = Chef de Travaux ;
  • Assistant de Recherche = Assistant.

 

4° De la publication des travaux du Centre

Le Centre se dotera, pour la publication de ses travaux :

  • d’une Maison d’Edition pour la publication des ouvrages scientifiques et des œuvres littéraires ;
  • d’une revue pour les articles et études ;
  • d’une salle d’exposition pour les œuvres d’art.

Contacts :

Adresse physique : Le Centre International de Civilisation Kongo a son siège à Kisantu,

                                    sur l’Avenue de la Mission, en face de l’Evêché.

Téléphone : (+243) 81 722 91 52 // 089 387 84 87

E-mail : ciciko@universitekongo.org // Site web : www.universitekongo.org